Zone radon niveau 3 : quels risques et comment les maîtriser ?
Zone radon niveau 3 : un potentiel à prendre au sérieux
Une commune classée en zone 3 à potentiel radon significatif présente un potentiel d’exposition au radon plus important. Une zone radon niveau 3 indique ainsi un potentiel radon significatif, mais ne permet pas à elle seule de connaître la concentration de radon présente dans un bâtiment : seule une mesure permet d’évaluer l’exposition réelle.
Le radon est un gaz radioactif naturel, incolore et inodore. Il provient de la désintégration de l’uranium présent dans certains sols et certaines roches. Il peut pénétrer dans les bâtiments par les fissures, les passages de canalisations ou les sols insuffisamment étanches, puis s’accumuler lorsque la ventilation est insuffisante.
Selon Géorisques, environ 7 000 communes françaises sont classées en zone 3. Dans ces communes, plus de 40 % des bâtiments dépassent 100 Bq/m³ et plus de 10 % dépassent 300 Bq/m³.
Qu’est-ce que le radon et pourquoi est-il un risque ?
Le radon est naturellement présent dans l’environnement. Sa concentration varie selon la nature géologique du sous-sol, mais aussi selon les caractéristiques du bâtiment : étanchéité entre le sol et le bâtiment, ventilation, configuration des locaux et conditions d’occupation.
L’exposition prolongée à des concentrations élevées de radon augmente le risque de cancer du poumon. Le risque est particulièrement important lorsque l’exposition au radon est associée au tabagisme. Le radon est classé comme cancérogène certain pour le poumon par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).
Zone 1, zone 2, zone 3 : que signifie le classement radon ?
Le territoire français est classé en trois catégories selon le potentiel radon des formations géologiques.

Le classement d’une commune constitue un indicateur du potentiel radon du territoire, mais ne permet pas de connaître directement la concentration présente dans un bâtiment. Celle-ci dépend également des caractéristiques de construction et des conditions d’occupation.
Zone radon niveau 3 : quels sont les risques ?
Dans les communes classées en zone 3, la probabilité d'observer des concentrations élevées est plus importante qu'en zones 1 et 2.
Selon Géorisques, dans les communes classées en zone 3, plus de 40 % des bâtiments dépassent 100 Bq/m³ et plus de 10 % dépassent 300 Bq/m³.
Le niveau de référence de 300 Bq/m³ constitue un repère essentiel pour la gestion du risque radon. Il ne correspond pas à un seuil en dessous duquel le risque sanitaire serait nul : il sert de référence pour déterminer les actions de gestion à mettre en œuvre dans le cadre réglementaire applicable.
Quels bâtiments sont concernés par la mesure du radon en zone 3 ?
En zone 3, l'obligation de mesurage concerne certaines catégories d'établissements recevant du public.
Sont notamment concernés :
les établissements d'enseignement, y compris les bâtiments d'internat ;
les établissements d'accueil collectif d'enfants de moins de 6 ans ;
certains établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux avec capacité d'hébergement ;
les établissements thermaux ;
les établissements pénitentiaires.
Le Code de la santé publique prévoit que le propriétaire ou, lorsqu'une convention le prévoit, l'exploitant de ces établissements fait procéder au mesurage de l'activité volumique du radon notamment lorsque l'établissement est situé en zone 3.
Les obligations peuvent dépendre de la catégorie de l'établissement et du cadre réglementaire applicable. Il convient donc de vérifier la situation de chaque bâtiment.
Comment mesurer le radon en zone 3 ?
La mesure est le seul moyen de connaître la concentration réelle de radon dans un bâtiment.
Pour les établissements recevant du public concernés par la réglementation, les conditions de mesurage doivent garantir la représentativité et la fiabilité des résultats. Depuis l'entrée en vigueur de la décision ASNR n° 2026-DC-043, homologuée par l'arrêté du 3 juillet 2026, la période réglementaire de mesurage est comprise entre le 15 septembre d'une année et le 30 avril de l'année suivante. Une adaptation est possible pour les établissements ayant une activité professionnelle saisonnière, sous certaines conditions.
Cette évolution réglementaire remplace les dispositions précédentes relatives aux conditions de mesurage.
Que faire si la concentration dépasse 300 Bq/m³ ?
Lorsque l'activité volumique moyenne annuelle en radon dépasse le niveau de référence de 300 Bq/m³, des actions doivent être engagées afin de réduire l'exposition, conformément au cadre réglementaire applicable.
Les mesures à mettre en œuvre dépendent notamment du niveau mesuré, du bâtiment et des voies d'entrée du radon. Elles peuvent notamment consister à :
vérifier le fonctionnement et l'efficacité du système de ventilation ;
améliorer l'aération et le renouvellement de l'air lorsque cela est nécessaire ;
identifier et traiter les principaux points d'entrée du radon ;
améliorer l'étanchéité entre le sol et le bâtiment ;
mettre en œuvre, lorsque nécessaire, un système de dépressurisation du sol ;
réaliser un nouveau mesurage après les actions correctives afin de vérifier leur efficacité.
L'ASNR rappelle que certains ERP soumis à la réglementation doivent engager, si nécessaire, des actions correctives afin que l'activité volumique moyenne annuelle reste inférieure au niveau de référence de 300 Bq/m³.
Comment réduire l’exposition au radon ?
La réduction de l'exposition repose généralement sur trois leviers complémentaires : limiter l'entrée du radon, favoriser son évacuation et améliorer la ventilation du bâtiment.
Limiter l'entrée du radon depuis le sol grâce au traitement des fissures, joints et passages de réseaux.
Améliorer ou rétablir la ventilation afin de favoriser le renouvellement de l'air.
Mettre en place des solutions techniques adaptées, comme la dépressurisation du sol lorsque cela est nécessaire.
Les solutions doivent être adaptées aux caractéristiques du bâtiment et aux résultats des mesures. Une approche globale permet d'identifier les principales voies d'entrée du radon et de mettre en œuvre les actions les plus adaptées.
Radon en zone 3 : quelles obligations pour une vente ou une location ?
Pour les biens immobiliers situés dans une commune classée en zone 3, le potentiel radon fait partie des informations devant être communiquées aux acquéreurs et aux locataires dans le cadre de l'état des risques.
L'information sur le potentiel radon ne signifie pas que chaque logement doit systématiquement faire l'objet d'une mesure avant une vente ou une location. Le classement de la commune permet d'informer sur le potentiel radon ; la mesure permet, elle, de connaître la concentration réelle dans un bâtiment.
Le ministère de la Transition écologique confirme que l'information des acquéreurs et locataires concerne les biens situés dans les communes à potentiel radon élevé, correspondant au niveau 3.
ACS vous accompagne pour mesurer et maîtriser le radon
Une commune classée en zone 3 nécessite une vigilance particulière, notamment pour les établissements concernés par la réglementation. La mesure permet de caractériser la concentration réelle de radon dans le bâtiment et d'identifier les éventuelles actions à mettre en œuvre.
ACS vous accompagne dans l'évaluation du risque radon, la mesure et l'interprétation des résultats afin de vous aider à identifier les situations nécessitant une action et les solutions adaptées aux caractéristiques de votre bâtiment.
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